À propos

 

    À propos

    La Malédiction de la Zone de Confort

    Marianne Levy

    Pygmalion

    "La Malédiction de la zone de confort" est né du constat effrayant qu’aujourd’hui la vie tient à un pouce. C’est ce que j’ai réalisé en écoutant soirée après soirée des amis raconter ce qui ressemblait à une longue errance douloureuse sur Tinder. Un endroit où la possibilité du bonheur se joue en gros en trois secondes. Une seconde, deux secondes, (...)

    Le jardin de l'oubli

    Clarisse Sabard

    Charleston

    Fin 2015. A la télé, je tombe sur un documentaire consacré à la Belle Otero. Je suis fascinée par ce destin hors-norme. Cette femme charismatique est partie de rien et a réussi à ensorceler le tout-Paris et les têtes couronnées par de simples mouvements de danse. Une idée se fraie un chemin en moi : faire de la Belle Otero un (...)

    Une femme que j'aimais

    Armel Job

    Robert Laffont

    Ce n’est pas moi qui ai écrit Une femme que j’aimais, c’est précisé dès le début. L’auteur est un certain Claude Jansens que j’ai connu autrefois quand il approchait la trentaine. Un solitaire qui se fondait dans le décor, employé modèle, pêcheur à la ligne. Sa vie, comme la vie de la plupart d’entre nous, était sur les rails de (...)

    La Mille et Deuxième Nuit

    Carole Geneix

    Rivages

    La Mille et Deuxième Nuit est née d’une série de coïncidences. Je n’avais absolument pas l’intention d’écrire un roman policier, encore moins historique. À l’époque, je peinais sur un roman d’amour qui partait dans tous les sens quand une de mes compagnes d’écriture, auteure publiée depuis, me proposa un défi déniché sur Internet : “Écrire une nouvelle policière située au (...)

    Afin que rien ne change

    Renaud Cerqueux

    Le Dilettante

    Mon roman est un cas classique, quasi psychanalytique, de pulsion meurtrière sublimée grâce à la littérature. Je regardais la télé. J’avais encore la télé à l’époque. Je ne me souviens plus du nom de l’émission, ni de la chaîne. Un jeune témoignait sur ses difficultés à trouver sa place dans la société, en particulier ses difficultés à s’insérer dans le (...)

    Bob Dylan et le rôdeur de minuit

    Michel Embareck

    Archipel

    Après Jim Morrison et le diable boiteux, roman autour de l'amitié méconnue et destructrice entre le chanteur des Doors et Gene Vincent, le projet était de romancer une amitié constructive. Celle entre Bob Dylan et Johnny Cash me semblait toute indiquée. Basée sur quelques faits connus depuis longtemps, elle ouvrait cependant de larges espaces romanesques telle leur correspondance dont on (...)

    Maria

    Angélique Villeneuve

    Grasset

    L’autre jour, quelqu’un me demande à propos de Maria : pourquoi un tel sujet ? Pourquoi, si l’on veut parler de tensions, d’éclatement familial, avoir choisi quelque chose d’aussi radical que ce couple qui décide, après la naissance d’un enfant, de ne révéler son sexe à personne ? La réponse, sans doute, est que mon désir n’était pas celui-là. Je ne sais (...)

    Le cas singulier de Benjamin T.

    Catherine Rolland

    Les Escales

    D’où viennent les histoires, dans le fond, et qu’est-ce qui nous pousse à les raconter ? En Haute-Savoie, par un chaud après-midi de juin, un couple de bons amis nous invite à séjourner pour le week-end dans leur chalet d’Entremont, un petit village proche du Grand-Bornand et de la chaîne des Aravis. J’apprends ce jour-là que l’endroit n’a aucun rapport avec (...)

    Mangés par la terre

    Clotilde Escalle

    Du Sonneur

    En commençant à écrire Mangés par la terre, je n’avais aucune idée précise. Seulement des sensations et un fait divers. Le plaisir et la tristesse mêlés. Le plaisir d’évoquer une terre, dans une région reculée, pour sa beauté, son intemporalité, et la mélancolie que rien ne change, sauf en pire, dans cette même région – qui pourrait être n’importe où en (...)

    La nuit introuvable

    Gabrielle Tuloup

    Philippe Rey

    Pendant des années j’ai écrit des textes brefs. Je cherchais le condensé, le pudique, je cultivais l’ellipse. Jamais je n’aurais cru un jour m’embarquer dans un voyage au long cours. Les choses s’imposent parfois. On dit que le premier roman est autobiographique. Alors je me suis appliquée pendant des mois à mettre à distance mon texte de mes souvenirs. Le (...)

    Le Cirque de la solitude

    Nadia Galy

    Albin Michel

    Pour ce roman, j’ai attendu huit ans avant d’être certaine que j’aimais la Corse pleinement, suffisamment pour risquer les critiques de mes amis, mes voisins, mes concitoyens. Huit ans, avant d’être sûre que je pouvais tout aimer, le bon comme le mauvais de ce lieu pour vivre. La Corse est une personne. Elle s’invite à votre table, pénètre votre assemblée, (...)

    Le Divan rouge

    Catherine Briat

    Héloïse d'Ormesson

    C’est le jour des résultats du bac. Ma fille rentre à la maison. Elle ne vient pas me dire bonjour, elle part s’effondrer sur le divan rouge du salon. Je la regarde de loin. J’attends. Elle ne bouge pas, la tête plongée dans l’un des coussins. Peu à peu je réalise qu’elle pleure. Je ne comprends pas, elle a son (...)

    Tant que mon coeur bat

    Madeline Roth

    Thierry Magnier

    « Pourquoi tu ne la fais pas parler, elle ? » 2015. J'ai écrit un texte court, « Elle, une marionnette », je l'ai écrit très vite, en trois ou quatre fois peut-être, et je ne le retoucherai quasiment pas. Mais il est trop court pour être publié ainsi. Mon éditrice me propose d'en écrire un second afin d'éditer un recueil des deux. J'essaie. (...)

    Toni

    Line Papin

    Stock

    Depuis l’enfance, une faille me divise par deux, laissant à la droite de mon corps et de mon esprit une couche terrestre et stable, et à leur gauche, une couche imaginaire, flottante. Je vis entre les deux, à cheval, passant parfois mes deux pieds à gauche, rarement mes deux pieds à droite. Je sens, m’inquiète, m’amuse de cette fracture très (...)

    La désobéissante

    Jennifer Murzeau

    Robert Laffont

    Il y a des thèmes qui jalonnent mon travail de romancière : l’aliénation et la liberté sont les plus prégnants je pense. Et lorsque j’ai commencé à réfléchir à mon troisième roman, m’est venue l’idée d’une société dans laquelle le travail, superbe source d’aliénation, serait tombé en désuétude. Je trouvais ce point de départ intéressant parce que les sociétés occidentales sont (...)

    Habiletés Sociales

    Camille Cornu

    Flammarion

    L’écriture de ce roman est née d’un choc verbal. J’étais à l’époque suivie dans un hôpital de jour, je devais participer à des séances d’Entraînement aux Habiletés Sociales. J’étais fascinée par cet intitulé, avec ses majuscules. Ces mots sonnent de façon officielle, comme quelque chose de clair et d’évident, mais quand on se penche dessus on se demande ce qu’ils (...)

    Le décor des maux

    Delphine Grangeat

    Edilivre

    Au départ, comme pour mon précédent livre, il y a ce besoin d’écrire, généreux, bouleversant, et douloureux quelques fois. « Le décor des maux », il faudrait l’appréhender comme un désir, un sursaut de vie. Son écriture est née lors d’instants de mon existence où il m’est apparu presque vital d’embellir la souffrance par les mots - la mienne parfois, (...)

    La soie du sanglier

    Emmanuelle Delacomptée

    JCLattès

    Je ne pensais pas du tout que j’écrirais un deuxième livre. C’est arrivé par surprise un jour d’octobre dernier. J’ai rédigé la première page, spontanément, puis toutes les idées, impressions, scènes qui m’habitaient depuis un moment, sans que je m’en rende compte, ont surgi. Bernard, le personnage principal de La Soie du sanglier est inspiré d’une personne réelle rencontrée dans (...)

    Éparse

    Lisa Balavoine

    JCLattès

    Je me suis longtemps considérée comme muette. Pourtant, je parlais, pas le choix, tout de cette vie nous y oblige, mais dans le fond je sais bien que je ne disais rien, je ne racontais rien, je me taisais à l’intérieur de moi. Muette, c’était devenu mon deuxième prénom. J’ai toujours écouté les histoires des autres, écouter ça je sais (...)

    Tyrannie

    Richard Malka

    Grasset

    Mon mode d’expression habituel quand j’avais quelque chose à dire jusqu’à aujourd’hui, c’était les bandes dessinées ou les plaidoiries. Sauf que là j’étais arrivé à un moment de ma vie où ce que j’avais à dire nécessitait un support qui devait être un livre. Dans tous les cas, c’est la même chose, on raconte une histoire.   J’ai longuement douté (...)

    Les guerres de mon père

    Colombe Schneck

    Stock

    J’écrivais en baissant la tête, en m’excusant, j’avais été trop aimée par mon père. Il fallait que je me fasse pardonner. Un jour, c’était le 15 juillet 2015, j’ai compris que c’était ainsi, j’étais ainsi, que je n’avais rien à me faire pardonner, et j’ai commencé cette enquête. Je n’avais plus aucun frein, moi qui en avais tant, je voulais (...)

    La Grande Roue

    Diane Peylin

    Les Escales

    Le Off de La Grande Roue reste un mystère. Pour mes précédents livres, un processus régulier s’était mis en place. Une longue période de grossesse, souvent plus d’une année, et un accouchement sur le papier de quatre à six mois. Mais là, je n’ai rien compris. Je me suis faite complètement embarquée. Fulgurance. L’écriture de ce cinquième roman a commencé (...)

    Le fils perdu

    Martial Maury

    City Éditions

    Les personnes qui me côtoient diront, je l’espère, que je suis une personne affable avec laquelle il est aisé de communiquer. J’aime parler avec les gens. J’aime écrire également autre condition essentielle dès lors que l’on passe plusieurs heures par jour devant un clavier pour créer une histoire. Ce plaisir est ancien. Lorsque j’étais à l’école primaire, le samedi matin (...)

    Play boy

    Constance Debré

    Stock

    Je n'avais plus rien à lire. J'en avais marre des jolies histoires pour post instagram avec tasse de thé. Je cherchais un livre direct, tranché, rapide, décomplexé. Je ne trouvais pas. J'ai décidé de l'écrire moi-même. Je voulais un livre comme un bon (ou mauvais) punk, comme une blague de mauvais gout, une insulte, quelque chose de trash, d'excessif, drôle le cas (...)

    La lettre froissée

    Alice Quinn

    City Éditions

    Où sont les femmes ? Chanson envoûtante de Patrick Juvet. C’est bien ma question, permanente. Elle me gratte comme un bouton. Parce que ça me demande, du coup, et moi, où je suis ? Est-ce que je suis à ma place ? Elle est où ma place ? Et ça me renvoie aux autres. Aux autres femmes. Et la question devient : elle est où, (...)

    Trois amours de ma jeunesse

    Danièle Saint-Bois

    Julliard

    C’est chaque fois la même chose. Le même coup au cœur, la même excitation. Ça commence par quelques mots, trois fois rien et c‘est la multiplication des pains, un rêve qui ne sait rien de lui-même, qui se déroule inexorablement, se révèle dans sa complexité. C’est là depuis longtemps, ça germe, ça pousse, ça donne des coups dans le ventre (...)

    Microfilm

    Emmanuel Villin

    Asphalte

    Au commencement était le titre. Je commence toujours par le titre. Le fond d’écran de mon ordinateur est ainsi constellé de petits dossiers (vides) portant chacun un titre, autant de points de départ qui ne mèneront peut-être nulle part mais qui fonctionnent pour moi comme des mots de passe vers des textes à venir. Le titre donc. Microfilm. En tant (...)

    La fille pas sympa

    Julia March

    Seramis

    « Tu as vécu tellement de choses, tu devrais en faire un livre », étaient les mots des quelques personnes de confiance à qui je racontais des bribes de ma vie. Il y a quelque chose d’angoissant à livrer les pans de cette vie, par où commencer? Par l’embrigadement sectaire? Par les diagnostics psy? Par la vie à la rue? Par (...)

    ADN

    Yrsa Sigurdardottir

    Actes Sud

    DNA is the first book of a new series and as such it was fantastic to write. Every character was starting out on their journey through the pages, with no baggage from previous, older books and thus the opportunities were endless. Before starting I had made the decision to involve two protagonist, policeman Huldar and child psychologist Freyja. Their characters (...)

    Le livre de la faim et de la soif

    Camille de Toledo

    Gallimard

    J'ai commencé à écrire Le livre de la faim et de la soif en 2009. A l'époque, les prophéties étaient nombreuses, qui annonçaient la mort du livre, la fin d'une civilisation du papier, de la forme du codex. Ces prophéties sur la fin des temps - cet esprit apocalyptique - sont celles que je ne cesse de combattre, de mille (...)

    Les hautes lumières

    Xavier de Moulins

    JC Lattès

    Je m’en souviens très bien. C’était un samedi matin, j’ai regardé mes trois filles réunies dans le salon et je me suis dit : c’est incroyable, j’ai trois enfants et cela n’a jamais été un sujet pour moi de pouvoir en avoir ou pas.   À partir de là, je me suis mis à rencontrer des gens de tous horizons, de (...)

    Il y avait des rivières infranchissables

    Marc Villemain

    Joëlle Losfeld

    Si je veux retrouver la source de mes rivières infranchissables, alors il me faut aller puiser assez profondément dans le temps. Et tant pis si la nostalgie n’a pas vraiment la cote en notre époque furieusement en marche, laquelle se plait à y voir le levain romantique d’un possible passéisme politique et un empêchement à la nécessaire adaptation des hommes (...)

    L’invention des corps

    Pierre Ducrozet

    Actes Sud

    Le Off de mon livre, c’est ce grand carnet dans lequel je notais des idées, des données, des évènements, des renseignement sur des personnages à partir desquels se bâtissait l’intrigue. Un jour, je travaillais sur un point, puis un autre jour, sur un autre, ce qui a fini par créer un réseau, comme une connexion en toile.   J’ai fini (...)

    La serpe

    Philippe Jaenada

    Julliard

    D’abord, je voulais écrire un petit roman anecdotique, à propos d’une énigme policière jamais résolue (après deux livres épais sur de grands destins tragiques et douloureux, des histoires de malchance et d’injustice, j’avais envie de quelque chose de plus ludique, léger, un truc genre Cluedo, Agatha Christie ou Mystère de la chambre jaune) : un soir pluvieux de l’automne 1941, un (...)

    La fille à la voiture rouge

    Philippe Vilain

    Grasset

    La fille à la voiture rouge est un roman directement inspiré d’une histoire que j’ai vécue entre 2008 et 2014 avec une étudiante de la Sorbonne, de 19 années ma cadette. Ce roman renoue avec la veine autofictionnelle délaissée ces dernières années.   Je n’avais pas l’intention de raconter cette histoire et je ne l’aurais jamais racontée si nous ne (...)

    Les rapports humains

    Denis Robert

    Julliard

    L’été dernier, j’écrivais à Bernard Barrault mon éditeur un sms un peu emmerdé où j’essayais de lui dire, sans lui dire vraiment, que je n’avais pas avancé sur le roman que je lui avais promis. Je sais que cette formule peut paraître bizarre, mais il me faut un challenge humain pour enclencher la machine à écrire. Bernard a toujours pensé (...)

    La femme brouillon

    Amandine Dhée

    La Contre Allée

     «Putain que ça fait mal. Ma peau s’épaissit, une crête me pousse au sommet du crâne, une femme-lézard apparaît. La femme-lézard ne parle pas, elle grogne. Elle n’a ni pudeur ni dignité. Elle veut que le bébé sorte de son ventre.»   J’ai écrit ce texte pour frayer mon propre chemin parmi les discours dominants sur la maternité. Je ne (...)

    Le Fakir 2

    Romain Puértolas

    Le Dilettante

    Je suis linguiste de formation. Mon premier roman était basé sur une étude imbittable, enrobée avec une histoire policière. Je l’ai envoyé à diverses maisons espagnoles (à l’époque je vivais à Madrid), qui l’ont refusé de même que le suivant sur une rupture amoureuse vécue, mélangée à de la fantasy. Pour gagner ma vie, j’ai passé le concours d’inspecteur de (...)

    Et soudain la liberté

    Caroline Laurent

    Les Escales

    "Et soudain, la liberté" est né d'un rendez-vous, bien sûr un rendez-vous, puisqu'il n'y a pas de hasard (Eluard). Celui d'une éditrice et d'une auteure ; celui de deux amies qui ne se connaissaient pas encore, quoique la vie les ait déjà, par un miracle silencieux, liées inextricablement. Ce que je n'ai pas mentionné dans le roman, ce sont deux (...)

    Le monde de Tom l'éclair

    Paul Vacca

    Le Livre de Poche

    Avec le Monde de Tom l’Éclair, j’ai voulu plonger le lecteur dans le quotidien de Tom, un enfant différent dans les années 60. Opter pour l’enfance et les années 60, ce n’était pas pour moi faire le choix du repli nostalgique vers un soi-disant vert paradis… L’enfance m’intéresse plutôt comme perspective. Comme focale permettant de faire émerger les clairs obscurs (...)

    Clientèle

    Cécile Reyboz

    Actes Sud

    Au fond, j’écris toujours sur quelque chose qui m’échappe, qui m’étonne, que je ne comprends pas. Or tout m’étonne, et surtout et d’abord le fonctionnement humain. Par exemple, notre aptitude à nous fabriquer des limites, des prisons mentales. Le salariat peut en être une, je le constate en écoutant mes clients. Avocat en droit du travail - après avoir été (...)

    Le joueur de baccara

    Alexandra Echkenazi

    Belfond

    J’étais attelée à l’écriture de mon premier roman « Le journal de Mary », lorsque, dans un moment de désespoir – je découvrirais plus tard que tous les écrivains connaissent ces montagnes russes émotionnelles où l’on alterne entre des périodes d’intense excitation (« ce que j’écris est juste génial ») et de profonde lassitude (« je n’arriverai jamais à terminer cette sombre merde ») - je (...)

    La part des anges

    Laurent Bénégui

    Julliard

    Allez, je dis tout. Ma mère est décédée en Juin 2014, des suites d’une maladie qui lui avait fait perdre une partie de la mémoire et de son rapport au réel, à son entourage. J’ai assisté pendant un an à la lente dégradation de sa conscience et à mon désespoir s’est ajouté un sentiment de frustration. Je ne parvenais plus communiquer (...)

    Ce que François veut

    Sylvie Bommel

    JCLattès

    Cela fait trente ans que j’écris. Je suis journaliste. J’ai beaucoup réécrit aussi. Mais un livre, non vraiment merci !   Et puis Penelope est arrivée. Pas sur son cheval comme Zorro (et pourtant elle en a plein des chevaux, Madame Fillon). Le Penelopegate ! J’étais fascinée par cette histoire comme auparavant par celles de DSK, Cahuzac ou Bertrand Cantat dans un (...)

    En love mineur

    Dominique Costermans

    Quadrature

    La nouvelle, j’en avais fait le tour. Après cinq recueils et plus de soixante-dix textes, je pensais qu’il était temps de passer à autre chose. D’explorer d’autres territoires, de relever d‘autres défis. Mais après « Nous dormirons ensemble », un accident de la vie a brûlé mon désir d’écriture. Il a fallu du temps - cinq ans - pour que les choses (...)

    Au pied !

    Carole Mijeon

    Daphnis et Chloé

    Quand elle passe les grilles du château, l’étudiante découvre un monde de luxe et de raffinement, à mille lieux de son quotidien dans le sous-sol humide d’un pavillon. « Mathilde le sait, si elle rate sa deuxième année, elle passera directement du pôle étudiant au pôle emploi. » Près d’un étudiant sur deux travaille pour financer ses études. Beaucoup ne mangent pas correctement (...)

    Une fille, au bois dormant

    Anne-Sophie Monglon

    Mercure de France

    Je pense que l’écriture de ce roman est née de la rencontre d’au moins deux choses. Il y a d’abord eu cette vieille interrogation qui me suivait depuis des années et qui était parfois presque douloureuse. Pourquoi certaines personnes semblent-elles abandonner les rênes de leur propre existence et, en particulier, pourquoi subissent-elles leur vie professionnelle alors que leurs diplômes et leur (...)

    Il n'y a pas internet au paradis

    Gaëlle Pingault

    Éditions du Jasmin

    Au départ, il y a une situation de maltraitance professionnelle vécue de près, dans ma sphère personnelle. Et puis, parce que je côtoyais ça au quotidien et que j’en parlais autour de moi, la prise de conscience que c’était sans doute beaucoup plus répandu que je ne l’avais pensé. Quand on parle, d’autres personnes s’autorisent à parler aussi... Et on (...)

    Joyeux suicide et bonne année

    Sophie de Villenoisy

    Denoël

    « Joyeux suicide et bonne année ! » mon premier roman est né de deux drames séparés. L’un date du 16 mai 2014, jour où j’ai du sauter dans le canal, quai de Seine, pour sauver un suicidé de la noyade. Le second, plus flou, s’est produit quelques mois plus tôt, lorsqu’une amie d’enfance, fraîchement retrouvée, m’avoue un secret : en enterrant (...)

    Ces rêves qu'on piétine

    Sébastien Spitzer

    Editions de L'Observatoire

    Ce livre est né sur les rives du bois de Boulogne, entre deux foulées avec un ami joggeur qui me confiait son intention de réaliser un documentaire sur Hitler et les salopards qui l’entouraient. Je lui ai parlé de Magda Goebbels, célèbre épouse du dignitaire nazi, connu pour avoir tué ses enfants, terrée dans un bunker, aux dernières heures du (...)

    Le courage qu'il faut aux rivières

    Emmanuelle Favier

    Albin Michel

    Il existe, dans une région montagneuse des Balkans, une tradition fascinante : celle des vierges jurées. Ces femmes font le sacrifice de leur sexualité et de leur maternité pour obtenir les droits et les devoirs des hommes. La littérature, lorsqu’elle fait un détour anthropologique par l’autre, nous aide à comprendre qui nous sommes et ce qui nous contraint.   Au départ, (...)

    J'envisage de te vendre

    Frédérique Martin

    Belfond

    De quoi demain sera-t-il fait ? est l’axe autour duquel se décline J’envisage de te vendre (j’y pense de plus en plus). J’imagine que cette interrogation universelle a pris corps avec les premières manifestations de la réflexion créative chez Sapiens Sapiens et que, depuis, elle ne nous a plus lâchés. Le désespoir des roses, est la nouvelle fondatrice qui donne le (...)

    Cueillir ses rires comme des bourgeons

    Astrid Chaffringeon

    Avant-propos

    État des lieux   Je crois qu’aussi longtemps que je m’en souvienne on ne m’a pas laissé le choix. Je devais être forte. J’ai dormi longtemps avec, au-dessus de mon lit, un tableau censé énoncer les caractéristiques de mon prénom : il semble qu’Astrid, voyez-vous, « aime les difficultés et finira par les surmonter ». C’était écrit noir sur blanc, impossible de faire (...)

    Grand frère

    Mahir Guven

    Philippe Rey

    Écrire, c’est avant tout réécrire. Au moment où j’écris une deuxième version du texte que vous allez lire, une idée lumière m’est apparue. Le genre d’idée qui provoque une sensation de plénitude. Le temps ralentit, et le monde paraît soudain plus lisible. Longtemps, j’ai pensé être seul. En famille, entre amis, ou dans les réunions en entreprise, que je sois (...)

    David Bowie n'est pas mort

    Sonia David

    Robert Laffont

    Avant de devenir un texte, « David Bowie n’est pas mort » a d’abord été une longue insomnie, débutée au printemps 2015. Ma mère est décédée subitement à cette époque, et durant de très nombreux mois, chaque soir, dans mon lit, je me repassais le film de cette disparition et des jours suivants. Impossible de détourner mon esprit. Mes pensées s’agrippaient à (...)

    Les Mijaurées

    Elsa Flageul

    Julliard

    Ma meilleure amie est réalisatrice de films. Un jour elle m’a dit : écris-moi un livre que je pourrais adapter au cinéma. Je n’ai même pas cherché : j’allais écrire sur nous, sur l’amitié qui est un sujet vers lequel je suis toujours allée en tant que lectrice mais aussi en tant que spectatrice de cinéma. Restait à faire de notre (...)

    L'abandon des prétentions

    Blandine Rinkel

    Fayard

    Les années passant, tu ne cesses d’être saisie par le mystère que représentent, pour toi, les visages de tes proches. Un mystère qui va en s’épaississant, et plus tu en apprends sur ceux qui t'entourent, plus te frappent leurs points aveugles, leur paradoxes informulés, leurs tristesses silencieuses et leurs désirs tus, tout ce qui n’appartient qu’à eux, sur quoi nos (...)

    De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles

    Jean-Michel Guenassia

    Albin Michel

      Cela faisait un moment que je voulais travailler sur un texte dans lequel l’Histoire serait absente. L’Histoire avec un grand H. C’est ce que j’avais fait jusque-là, et je voulais me colleter à un texte dans lequel seule l’histoire des personnages et de l’époque actuelle seraient présentes. J’avais aussi envie que le livre soit porté par un personnage avec (...)

    À durée déterminée

    Samantha Bailly

    JC Lattès

    Marquée par mes propres expériences dans l’entreprise, nourrie également d’ethnologie et de sociologie durant mon cursus, je tente de déchiffrer à travers la fiction les mécanismes qui vont de pair avec ce que l’on nomme « la génération Y », les personnes nées approximativement entre 1980 et 1990. C’est de cette volonté d’ajouter une voix à cette génération qui grandit dans une (...)

    Pourquoi les oiseaux meurent

    Victor Pouchet

    Finitude

    « Il faut que je retrouve la citation exacte de ce plumitif du XVIIIe siècle (l’abbé Pluche, je crois) que j’ai mise il y a bien des années en exergue à un de mes livres : “Je ne sais rien sur ce sujet, il est temps d’en faire un livre.” » — Patrick Mauriès, Fragments d’une forêt, Grasset, 2013   Il y a (...)

    Le bonheur n'a pas de rides

    Anne-Gaëlle Huon

    City Éditions

    Les titres de travail des romans ont leur importance. Ils sont un peu comme ces noms secrets murmurés à la lune à la naissance d’un enfant dans certaines régions d’Afrique. Ils ne sont connus que de leurs parents, et disent tout de ceux qui le portent. En écrivant ce roman, il m’a semblé que son titre était « l’Auberge de Monsieur (...)

    Les sœurs savantes

    Natacha Henry

    Vuibert

    De Marie Curie, je savais cela : naissance en Pologne, installation en France, chimiste. Pierre Curie. Deux Prix Nobel, et le Panthéon. Dans ses biographies, une phrase : « Elle quitte Varsovie, et rejoint sa sœur Bronia à Paris. » Diantre ! Sa sœur à Paris ! Cela changeait singulièrement l’histoire. L’exil n’est pas le même si quelqu’un vous attend de l’autre côté. Mais sur Bronia, (...)

    Chercher Proust

    Michael Uras

    Le Livre de Poche

    Je ne sais pas pourquoi mais je me souviens de ma rencontre avec Proust. Ou, pour être plus honnête, plus franc, je sais très bien pourquoi je m’en souviens. Il y a avait une bibliothèque municipale sombre et poussiéreuse. Une vieille bibliothécaire, myope comme une taupe, habillée pauvrement et désireuse de faire respecter un silence absolu sur son lieu de (...)

    Nous aurons des lits pleins d’odeurs légères

    Claire Renaud

    Les Escales

    « Tu n’as pas un corps de femme ». Le livre est né de cette phrase, jetée après une dispute, ouvrant la porte à une rupture. Il faut croire à l’élan créateur pour dire la plénitude de l’existence, la beauté des choses, la douceur des êtres. Il faut aussi penser que cette énergie peut être puisée dans quelque chose de plus noir (...)

    L'Insoumise de la Porte de Flandre

    Fouad Laroui

    Julliard

    Au départ, je voulais écrire une nouvelle sur le thème: " 24h de la vie d’une femme " (titre hélas déjà pris), avec cette particularité que la femme en question, ce serait une jeune femme intelligente, vive, cultivée mais qui passerait cette journée engoncée dans une burka. Que seraient ses pensées, ses attitudes, ses (dés)espoirs? Déjà, je voulais en faire (...)

    Être, tellement

    Jean-Luc Marty

    Julliard

    Je pratique une littérature du passage. Dans tous mes livres, les personnages arrivent et repartent. Ils passent à travers des univers de toutes sortes, ils passent à travers eux même. Et dans ces passages, il n’est pas écrit à l’avance que certains êtres vont se rencontrer. Ni que la rencontre peut emprunter des chemins inhabituels. Notamment ceux des silences.   (...)