À propos

 

    À propos

    Au petit bonheur la chance

    Aurélie Valognes

    Mazarine

    L’expression « romans populaires » est celle qui me plaît le plus pour parler de mes livres. Elle reflète bien mon lectorat très hétéroclite, comme je le constate avec les messages que je reçois chaque jour : moitié hommes, moitié femmes ; des fillettes de moins de dix ans, des adolescents, des jeunes actifs, des mères, des maris, des arrière-grands-parents ; des petits comme des (...)

    La mélancolie du kangourou

    Laure Manel

    Michel Lafon

    Fait étrange mais néanmoins véridique, l’idée de ce roman m’est apparue un matin de Noël. Je me suis réveillée avec. Je l’ai laissé cheminer dans mon esprit dans la journée, profitant de trajets solitaires en voiture. Le soir même, je tenais les grandes lignes de mon histoire. D’où est-elle venue ? Comme dans mes autres romans (c’est le quatrième), j’y ai (...)

    Celle qui s'enfuyait

    Philippe Lafitte

    Grasset

    Quand on aborde le roman, la question qui revient chez les lecteurs est souvent : comment vous est venue cette histoire ? Difficile de répondre sans étaler des certitudes, tout au plus peut-on livrer des versions successives. Passer deux ans sur un texte implique forcément des évolutions, des modifications parfois radicales du projet initial. Le but atteint, il n’en reste pas (...)

    Fugitive parce que reine

    Violaine Huisman

    Gallimard

    Saxifrage de Catherine Cremnitz -- maman -- a été pour moi à l'origine de l'écriture. Mon nom y apparait page 123 -- je me souviens de ces chiffres comme de prolégomènes -- auteur d'un poème reproduit en couleur, sur une feuille quadrillée d'écolière. Le livre de ma mère sortit, son unique publication. Dans le salon de notre appartement, elle déballa ses cartons, elle (...)

    Les secrets

    Amélie Antoine

    Michel Lafon

    Avant même d’avoir une idée du sujet sur lequel je voulais écrire, ce qui a présidé la création de ce roman, c’est l’envie de raconter une histoire en commençant par la fin. L’envie d’écrire à rebours, en remontant dans le temps, de faire découvrir au lecteur des personnages à un instant T pour ensuite les faire cheminer dans le passé (...)

    Comme ils vivaient

    Jean Gregor et Pierre Péan

    Le Seuil

    Autant que je me souvienne, Pierre et moi avons toujours eu une forme d’admiration mutuelle. Moi pour sa curiosité, pour son courage lorsque ses enquêtes créaient polémique. Lui pour mes textes. Un jour de 2016, dans son bureau, il me confia qu’il avait fini un livre : il était en quelque sorte libre. « Si tu as envie, nous pourrions faire quelque (...)

    Avancez masqués

    Hélène Bonafous-Murat

    Le Passage

    Le mot me venait en anglais : « glutted ». Je ressentais un trop-plein, mais vide de sens. Je n’arrivais plus à écrire depuis plusieurs années. Sentiment d’être parvenue au bout d’un système. J’allais me répéter à l’infini si je poursuivais ainsi. À quoi ça tient : à un déclic, une blague de potache. Un ami photographe avec qui je travaillais alors sur les (...)

    Ta deuxième vie commence (...)

    Raphaëlle Giordano

    Eyrolles

    Enfant, j’avais une façon de m’évader dans l’imaginaire assez chronique. J’écrivais des bouts d’histoires et me fabriquais des livres « comme pour de vrai ». L’objet livre me fascinait déjà ! Après six années d’études supérieures en Arts appliqués à l’école Estienne à Paris, j’ai commencé à travailler en agence de communication comme créative. Par la suite, parallèlement à mon activité de (...)

    Vie de David Hockney

    Catherine Cusset

    Gallimard

    En septembre 2016 on m’a proposé d’écrire un essai de 40 pages sur David Hockney, à paraître dans un livre illustré lors de la rétrospective à Beaubourg en 2017. Je le connaissais à peine. Son oeuvre (que j’ai découverte sur internet avant d’aller voir la rétrospective à Londres) m’a fait penser à celle d’artistes que j’aimais, Bonnard, Hopper, Matisse, Van (...)

    Ce qui nous sépare

    Anne Collongues

    Actes Sud

    Dès le début est apparu ce hors-temps du train, du trajet, cet intérieur-extérieur, ce huis-clos en mouvement qui traverserait une partie de mon territoire d’enfance, la banlieue que j’avais quitté depuis longtemps mais qui, d’une certaine manière, ne me quittait pas.   Il y avait surtout la volonté de mener plus loin l’écriture, de me frotter à la forme longue, (...)

    Une immense sensation de calme

    Laurine Roux

    Du Sonneur

    Il faut rouler quelques jours vers l’Est pour retrouver l’origine d’Une immense sensation de calme. Je suis à Sofia, chez des amis. Un jour, ils m’embarquent pour une équipée au bord de la Mer Noire.   Nous arrivons sur une plage immense, frangée de forêt. Un endroit incroyable, loin de tout. Irakli Beach. Seule une gargote alimente en poisson, bière (...)

    Pendant que les champs brûlent

    Virginie Troussier

    La Découvrance

    Je venais d’atteindre l’île de Stagadon en kayak. L’île est déserte, avec un refuge ressemblant à ceux des montagnes. Mon compagnon de bordée pêchait, j’ai préféré lire Noces de Camus au soleil. La mer se dressait en épines d’oursin. J’ai été impressionnée par cette orgie de couleurs, de textures, de parfums, de lumières qui se dégageait du livre. C’était de (...)

    Mort d'un cheval dans les bras de sa mère

    Jane Sautière

    Verticales

    Je viens de regarder sur mon ordinateur : la première trace de ce livre remonte à mai 2014. Comme souvent, des notes dans un carnet qui prennent corps jusqu’à la décision (qui fait un peu trembler) de passer dans un fichier. Il a toujours eu ce titre-là « Mort d’un cheval dans les bras de sa mère », mais la première phrase en (...)

    Quichotte, autoportrait chevaleresque

    Éric Pessan

    Fayard

    Le vieil hidalgo s’assoit tant bien que mal dans le fauteuil défoncé en cuir rouge de mon bureau. Une armure, même assemblée de bric et de broc, n’est pas très confortable pour accomplir des gestes ordinaires. Et je ne parle même pas de ce fauteuil qui m’encombre plus qu’autre chose. Je ne me résous pas à le jeter, ma grand-mère (...)

    Les guerres de mon père

    Colombe Schneck

    Stock

    J’écrivais en baissant la tête, en m’excusant, j’avais été trop aimée par mon père. Il fallait que je me fasse pardonner. Un jour, c’était le 15 juillet 2015, j’ai compris que c’était ainsi, j’étais ainsi, que je n’avais rien à me faire pardonner, et j’ai commencé cette enquête. Je n’avais plus aucun frein, moi qui en avais tant, je voulais (...)

    Icare au labyrinthe

    Lionel-Edouard Martin

    Du Sonneur

    Je n’écris jamais sans cette double contrainte : de n’avoir rien à dire et de tenter de toutes mes forces de m’y tenir ‒ ce n’est pas si facile, l’intellect se rebiffe. Les idées, rien n’est plus éphémère – ce n’est pas que je n’en aie pas, que je ne porte pas, comme tout le monde, sur le monde de regards (...)

    La nuit pour adresse

    Maud Simonnot

    Gallimard

    J'ai découvert Robert McAlmon par hasard, dans un fonds d'archives en Bourgogne. Cet homme extraordinaire avait été tellement effacé des mémoires qu'il m'a fallu plus de dix ans pour retracer sa vie à la fois étincelante et fantomatique, des deux côtés de l'Atlantique. Au départ, je voulais simplement écrire le portrait d'un auteur et d'un éditeur qui avait été le (...)

    Hâte-toi de vivre !

    Laure Rollier

    Mazarine

    Cher Cédric, Vous êtes le premier. Le premier à me demander ce qui se cache derrière ce roman, derrière le nom et le titre sur la couverture. À vrai dire, il s’agit d’un exercice qui n’a rien de facile pour moi. Pas seulement parce qu’il est nouveau mais parce que je souffre d’un symptôme appelé le syndrome de l’imposteur. Je (...)

    Tyrannie

    Richard Malka

    Grasset

    Mon mode d’expression habituel quand j’avais quelque chose à dire jusqu’à aujourd’hui, c’était les bandes dessinées ou les plaidoiries. Sauf que là j’étais arrivé à un moment de ma vie où ce que j’avais à dire nécessitait un support qui devait être un livre. Dans tous les cas, c’est la même chose, on raconte une histoire.   J’ai longuement douté (...)

    Le livre de la faim et de la soif

    Camille de Toledo

    Gallimard

    J'ai commencé à écrire Le livre de la faim et de la soif en 2009. A l'époque, les prophéties étaient nombreuses, qui annonçaient la mort du livre, la fin d'une civilisation du papier, de la forme du codex. Ces prophéties sur la fin des temps - cet esprit apocalyptique - sont celles que je ne cesse de combattre, de mille (...)

    Maria

    Angélique Villeneuve

    Grasset

    L’autre jour, quelqu’un me demande à propos de Maria : pourquoi un tel sujet ? Pourquoi, si l’on veut parler de tensions, d’éclatement familial, avoir choisi quelque chose d’aussi radical que ce couple qui décide, après la naissance d’un enfant, de ne révéler son sexe à personne ? La réponse, sans doute, est que mon désir n’était pas celui-là. Je ne sais (...)

    Play boy

    Constance Debré

    Stock

    Je n'avais plus rien à lire. J'en avais marre des jolies histoires pour post instagram avec tasse de thé. Je cherchais un livre direct, tranché, rapide, décomplexé. Je ne trouvais pas. J'ai décidé de l'écrire moi-même. Je voulais un livre comme un bon (ou mauvais) punk, comme une blague de mauvais gout, une insulte, quelque chose de trash, d'excessif, drôle le cas (...)

    La serpe

    Philippe Jaenada

    Julliard

    D’abord, je voulais écrire un petit roman anecdotique, à propos d’une énigme policière jamais résolue (après deux livres épais sur de grands destins tragiques et douloureux, des histoires de malchance et d’injustice, j’avais envie de quelque chose de plus ludique, léger, un truc genre Cluedo, Agatha Christie ou Mystère de la chambre jaune) : un soir pluvieux de l’automne 1941, un (...)

    L’invention des corps

    Pierre Ducrozet

    Actes Sud

    Le Off de mon livre, c’est ce grand carnet dans lequel je notais des idées, des données, des évènements, des renseignement sur des personnages à partir desquels se bâtissait l’intrigue. Un jour, je travaillais sur un point, puis un autre jour, sur un autre, ce qui a fini par créer un réseau, comme une connexion en toile.   J’ai fini (...)

    Gabriële

    Claire et Anne Berest

    Stock

    L’origine de notre livre Gabriële c’est : Ecrire à deux, deux soeurs, deux styles, deux voix, une enfance. Ne faire plus qu’une. Une somme, une quête, un écheveau qu’on débrouille, un chemin. Fabriquer un meuble à mille tiroirs, remplis de miroirs et de double fonds. C’est pourquoi on nait, pourquoi on vit, pourquoi on ne meurt pas. C’est raconter et (...)

    Il y avait des rivières infranchissables

    Marc Villemain

    Joëlle Losfeld

    Si je veux retrouver la source de mes rivières infranchissables, alors il me faut aller puiser assez profondément dans le temps. Et tant pis si la nostalgie n’a pas vraiment la cote en notre époque furieusement en marche, laquelle se plait à y voir le levain romantique d’un possible passéisme politique et un empêchement à la nécessaire adaptation des hommes (...)

    Je dansais

    Carole Zalberg

    Grasset

    Marie, treize ans, est enlevée et séquestrée. Tour à tour, le ravisseur et la victime racontent : lui ce qu’il croit être de l’amour, elle sa résistance intime, son acharnement à vivre. Cela vient de loin.  Lorsque je lisais ou écoutais les récits d'anciennes séquestrées et constatais la complexité de leur traumatisme, cela résonnait toujours très profondément en moi sans (...)

    La Vespasienne

    Sébastien Rutés

    Albin Michel

    D’abord, il y a le soupeur, qui vient à moi par la littérature et rôde autour de mon imaginaire pendant des années sans oser y entrer. Un jour, je me mets à écrire l’histoire d’une vespasienne, sur plusieurs générations, à partir de faits divers glanés dans des journaux d’époque : des crimes crapuleux, des affaires de mœurs, des scandales qui brisent (...)

    La Malédiction de la Zone de Confort

    Marianne Levy

    Pygmalion

    "La Malédiction de la zone de confort" est né du constat effrayant qu’aujourd’hui la vie tient à un pouce. C’est ce que j’ai réalisé en écoutant soirée après soirée des amis raconter ce qui ressemblait à une longue errance douloureuse sur Tinder. Un endroit où la possibilité du bonheur se joue en gros en trois secondes. Une seconde, deux secondes, (...)

    Le jardin de l'oubli

    Clarisse Sabard

    Charleston

    Fin 2015. A la télé, je tombe sur un documentaire consacré à la Belle Otero. Je suis fascinée par ce destin hors-norme. Cette femme charismatique est partie de rien et a réussi à ensorceler le tout-Paris et les têtes couronnées par de simples mouvements de danse. Une idée se fraie un chemin en moi : faire de la Belle Otero un (...)

    La Maison à droite de celle de ma grand-mère

    Michaël Uras

    Préludes Littérature

    Je suis sorti épuisé de l'écriture de, Aux petits mots les grands remèdes, l'histoire d'un bibliothérapeute un peu étrange. J'avais beaucoup hésité quant à la forme du roman, à la narration, à l'identité des personnages...rien n'avait été facile. A la sortie du roman, j'ai eu la chance d'être invité un peu partout en France. Toutes ces rencontres étaient passionnantes, une (...)

    Une femme que j'aimais

    Armel Job

    Robert Laffont

    Ce n’est pas moi qui ai écrit Une femme que j’aimais, c’est précisé dès le début. L’auteur est un certain Claude Jansens que j’ai connu autrefois quand il approchait la trentaine. Un solitaire qui se fondait dans le décor, employé modèle, pêcheur à la ligne. Sa vie, comme la vie de la plupart d’entre nous, était sur les rails de (...)

    La Mille et Deuxième Nuit

    Carole Geneix

    Rivages

    La Mille et Deuxième Nuit est née d’une série de coïncidences. Je n’avais absolument pas l’intention d’écrire un roman policier, encore moins historique. À l’époque, je peinais sur un roman d’amour qui partait dans tous les sens quand une de mes compagnes d’écriture, auteure publiée depuis, me proposa un défi déniché sur Internet : “Écrire une nouvelle policière située au (...)

    Afin que rien ne change

    Renaud Cerqueux

    Le Dilettante

    Mon roman est un cas classique, quasi psychanalytique, de pulsion meurtrière sublimée grâce à la littérature. Je regardais la télé. J’avais encore la télé à l’époque. Je ne me souviens plus du nom de l’émission, ni de la chaîne. Un jeune témoignait sur ses difficultés à trouver sa place dans la société, en particulier ses difficultés à s’insérer dans le (...)

    La ballade silencieuse de Jackson C. Franck

    Thomas Giraud

    La Contre Allée

    Parmi les milliers de disques que j’accumule, je dis j’accumule car il y a quelque chose qui relève plus de l’encyclopédisme que de la collection, il y a Blues Run The Game de Jackson C. Frank acheté il y a dizaine d’années, neuf chansons dans une pochette bleue, éperdument bleue. C’est un disque précieux pour les moments de mélancolie, le (...)

    Bob Dylan et le rôdeur de minuit

    Michel Embareck

    Archipel

    Après Jim Morrison et le diable boiteux, roman autour de l'amitié méconnue et destructrice entre le chanteur des Doors et Gene Vincent, le projet était de romancer une amitié constructive. Celle entre Bob Dylan et Johnny Cash me semblait toute indiquée. Basée sur quelques faits connus depuis longtemps, elle ouvrait cependant de larges espaces romanesques telle leur correspondance dont on (...)

    Le cas singulier de Benjamin T.

    Catherine Rolland

    Les Escales

    D’où viennent les histoires, dans le fond, et qu’est-ce qui nous pousse à les raconter ? En Haute-Savoie, par un chaud après-midi de juin, un couple de bons amis nous invite à séjourner pour le week-end dans leur chalet d’Entremont, un petit village proche du Grand-Bornand et de la chaîne des Aravis. J’apprends ce jour-là que l’endroit n’a aucun rapport avec (...)

    Mangés par la terre

    Clotilde Escalle

    Du Sonneur

    En commençant à écrire Mangés par la terre, je n’avais aucune idée précise. Seulement des sensations et un fait divers. Le plaisir et la tristesse mêlés. Le plaisir d’évoquer une terre, dans une région reculée, pour sa beauté, son intemporalité, et la mélancolie que rien ne change, sauf en pire, dans cette même région – qui pourrait être n’importe où en (...)

    La nuit introuvable

    Gabrielle Tuloup

    Philippe Rey

    Pendant des années j’ai écrit des textes brefs. Je cherchais le condensé, le pudique, je cultivais l’ellipse. Jamais je n’aurais cru un jour m’embarquer dans un voyage au long cours. Les choses s’imposent parfois. On dit que le premier roman est autobiographique. Alors je me suis appliquée pendant des mois à mettre à distance mon texte de mes souvenirs. Le (...)

    Le Cirque de la solitude

    Nadia Galy

    Albin Michel

    Pour ce roman, j’ai attendu huit ans avant d’être certaine que j’aimais la Corse pleinement, suffisamment pour risquer les critiques de mes amis, mes voisins, mes concitoyens. Huit ans, avant d’être sûre que je pouvais tout aimer, le bon comme le mauvais de ce lieu pour vivre. La Corse est une personne. Elle s’invite à votre table, pénètre votre assemblée, (...)

    Le Divan rouge

    Catherine Briat

    Héloïse d'Ormesson

    C’est le jour des résultats du bac. Ma fille rentre à la maison. Elle ne vient pas me dire bonjour, elle part s’effondrer sur le divan rouge du salon. Je la regarde de loin. J’attends. Elle ne bouge pas, la tête plongée dans l’un des coussins. Peu à peu je réalise qu’elle pleure. Je ne comprends pas, elle a son (...)

    Tant que mon coeur bat

    Madeline Roth

    Thierry Magnier

    « Pourquoi tu ne la fais pas parler, elle ? » 2015. J'ai écrit un texte court, « Elle, une marionnette », je l'ai écrit très vite, en trois ou quatre fois peut-être, et je ne le retoucherai quasiment pas. Mais il est trop court pour être publié ainsi. Mon éditrice me propose d'en écrire un second afin d'éditer un recueil des deux. J'essaie. (...)

    Toni

    Line Papin

    Stock

    Depuis l’enfance, une faille me divise par deux, laissant à la droite de mon corps et de mon esprit une couche terrestre et stable, et à leur gauche, une couche imaginaire, flottante. Je vis entre les deux, à cheval, passant parfois mes deux pieds à gauche, rarement mes deux pieds à droite. Je sens, m’inquiète, m’amuse de cette fracture très (...)

    La désobéissante

    Jennifer Murzeau

    Robert Laffont

    Il y a des thèmes qui jalonnent mon travail de romancière : l’aliénation et la liberté sont les plus prégnants je pense. Et lorsque j’ai commencé à réfléchir à mon troisième roman, m’est venue l’idée d’une société dans laquelle le travail, superbe source d’aliénation, serait tombé en désuétude. Je trouvais ce point de départ intéressant parce que les sociétés occidentales sont (...)

    Habiletés Sociales

    Camille Cornu

    Flammarion

    L’écriture de ce roman est née d’un choc verbal. J’étais à l’époque suivie dans un hôpital de jour, je devais participer à des séances d’Entraînement aux Habiletés Sociales. J’étais fascinée par cet intitulé, avec ses majuscules. Ces mots sonnent de façon officielle, comme quelque chose de clair et d’évident, mais quand on se penche dessus on se demande ce qu’ils (...)

    Le décor des maux

    Delphine Grangeat

    Edilivre

    Au départ, comme pour mon précédent livre, il y a ce besoin d’écrire, généreux, bouleversant, et douloureux quelques fois. « Le décor des maux », il faudrait l’appréhender comme un désir, un sursaut de vie. Son écriture est née lors d’instants de mon existence où il m’est apparu presque vital d’embellir la souffrance par les mots - la mienne parfois, (...)

    La soie du sanglier

    Emmanuelle Delacomptée

    JCLattès

    Je ne pensais pas du tout que j’écrirais un deuxième livre. C’est arrivé par surprise un jour d’octobre dernier. J’ai rédigé la première page, spontanément, puis toutes les idées, impressions, scènes qui m’habitaient depuis un moment, sans que je m’en rende compte, ont surgi. Bernard, le personnage principal de La Soie du sanglier est inspiré d’une personne réelle rencontrée dans (...)

    Éparse

    Lisa Balavoine

    JCLattès

    Je me suis longtemps considérée comme muette. Pourtant, je parlais, pas le choix, tout de cette vie nous y oblige, mais dans le fond je sais bien que je ne disais rien, je ne racontais rien, je me taisais à l’intérieur de moi. Muette, c’était devenu mon deuxième prénom. J’ai toujours écouté les histoires des autres, écouter ça je sais (...)

    La Grande Roue

    Diane Peylin

    Les Escales

    Le Off de La Grande Roue reste un mystère. Pour mes précédents livres, un processus régulier s’était mis en place. Une longue période de grossesse, souvent plus d’une année, et un accouchement sur le papier de quatre à six mois. Mais là, je n’ai rien compris. Je me suis faite complètement embarquée. Fulgurance. L’écriture de ce cinquième roman a commencé (...)

    Le fils perdu

    Martial Maury

    City Éditions

    Les personnes qui me côtoient diront, je l’espère, que je suis une personne affable avec laquelle il est aisé de communiquer. J’aime parler avec les gens. J’aime écrire également autre condition essentielle dès lors que l’on passe plusieurs heures par jour devant un clavier pour créer une histoire. Ce plaisir est ancien. Lorsque j’étais à l’école primaire, le samedi matin (...)

    La lettre froissée

    Alice Quinn

    City Éditions

    Où sont les femmes ? Chanson envoûtante de Patrick Juvet. C’est bien ma question, permanente. Elle me gratte comme un bouton. Parce que ça me demande, du coup, et moi, où je suis ? Est-ce que je suis à ma place ? Elle est où ma place ? Et ça me renvoie aux autres. Aux autres femmes. Et la question devient : elle est où, (...)

    Trois amours de ma jeunesse

    Danièle Saint-Bois

    Julliard

    C’est chaque fois la même chose. Le même coup au cœur, la même excitation. Ça commence par quelques mots, trois fois rien et c‘est la multiplication des pains, un rêve qui ne sait rien de lui-même, qui se déroule inexorablement, se révèle dans sa complexité. C’est là depuis longtemps, ça germe, ça pousse, ça donne des coups dans le ventre (...)

    Microfilm

    Emmanuel Villin

    Asphalte

    Au commencement était le titre. Je commence toujours par le titre. Le fond d’écran de mon ordinateur est ainsi constellé de petits dossiers (vides) portant chacun un titre, autant de points de départ qui ne mèneront peut-être nulle part mais qui fonctionnent pour moi comme des mots de passe vers des textes à venir. Le titre donc. Microfilm. En tant (...)

    La fille pas sympa

    Julia March

    Seramis

    « Tu as vécu tellement de choses, tu devrais en faire un livre », étaient les mots des quelques personnes de confiance à qui je racontais des bribes de ma vie. Il y a quelque chose d’angoissant à livrer les pans de cette vie, par où commencer? Par l’embrigadement sectaire? Par les diagnostics psy? Par la vie à la rue? Par (...)

    ADN

    Yrsa Sigurdardottir

    Actes Sud

    DNA is the first book of a new series and as such it was fantastic to write. Every character was starting out on their journey through the pages, with no baggage from previous, older books and thus the opportunities were endless. Before starting I had made the decision to involve two protagonist, policeman Huldar and child psychologist Freyja. Their characters (...)

    Les hautes lumières

    Xavier de Moulins

    JC Lattès

    Je m’en souviens très bien. C’était un samedi matin, j’ai regardé mes trois filles réunies dans le salon et je me suis dit : c’est incroyable, j’ai trois enfants et cela n’a jamais été un sujet pour moi de pouvoir en avoir ou pas.   À partir de là, je me suis mis à rencontrer des gens de tous horizons, de (...)